Les titres de l'album HISTOIRES NATURELLES vu par Nolwenn :
Nolwenn parle des différents titres de son album :
Nolwenn ohwo : C'est un titre à part qu'on a écrit avec Alain et Laurent.Il a sa couleur bien particulière.Ils aimaient beaucoup mon prénom et voulaient que je le chante.Je leur ai dit que je trouvais la démarche un peu mégalomane, mais ils ont promis de le faire de façon un peu décalée, rigolote et je trouve qu'ils ont tenu parole.
L'enfant cerf volant : C'est un texte très poétique du chanteur Kent qui évoque l'histoire de tous ces enfants fugueurs, raccrochés à la vie par un simple fil de cerf-volant qui, souvent, s'envolent pour des ailleurs pas forcément meilleurs. Ils quittent le cocon familial par urgence, par nécessité. Qu'est ce qui pousse un gamin à une telle chose ? Je l'ignore, cette chanson n'étant pas autobiographique.
Reste encore : Reste encore évoque l'éphémère, le temps qui passe et qui ne revient jamais. Il est question de tous ces moments délicieux qui sont forcément toujours trop courts. Un instant passé avec la personne que tu aimes, un dîner d'été sur une terrasse...
Mon ange : Il y a plusieurs lectures de ce morceau. Chacun en fait ce qu'il veut. Moi, j'ai écris ce morceau pour Louise, aujourd'hui disparue. Mais ce texte vaut sûrement aussi pour un enfant qui quitte la maison ou pour un couple qui se sépare. En même temps, les mots de Mon ange résonnent sur une musique très lumineuse et pas une composition trop lourde, très solennelle. J'ai aimé ce contexte.
Histoire naturelle : J'avais envie d'écrire une chanson tout en métaphore sur la surmédiatisation dont j'ai fait l'objet après ma sortie du château de la Star Academy. C'est le reflet des états d'âme que j'ai pu avoir en traversant cette période.
Rien de mieux au monde : Une des rares chansons de l'album qui n'a pas été écrite par Laurent, ni par moi. J'aime l'idée qu'elle évoque de donner sans la moindre retenue et de ne surtout jamais le regretter.
Mystère : Mystère m'a été inspiréepar ma rencontre avec l'Abbé Pierre. Je baigne depuis toujours dans un univers poétique, fantastique. J'aime les secrets, les mystères. L'ésothérisme est devenu un véritable phénomène de société, voire de mode. J'ai voulu dire à travers cette chanson que toute l'humanité contenue dans un seul homme est peut-être le seul et unique mystère de la création. On peut passer une vie à courir après les chimères alors que le vrai trésor est en nous.
Le rêve des filles : Tout est dans le titre. De quoi rêvent les filles ? D'avoir un homme solide contre elle, mais qui les laisseraient vivre sans chercher à les posséder. Les filles veulent de l'aventure et du cocooning, de l'action et de la tranquilité, du frisson et du calme. Le rêve des filles, c'est aussi le paradoxe des filles, une chose que parfois les hommes ont du mal à comprendre.
Endormie : C'est l'unique "piano-voix" de l'album. J'ai une tendresse particulière pour cette chanson composée par un certain Julien Voulzy, fils de Laurent. Un musicien hors pair qu'on devrait entendre beaucoup plus. La chanson française a besoin de mecs comme lui. La berceuse qu'il m'a écrite en est la preuve. Elle déborde de douceur, de sensibilité, de délicatesse, mais aussi de force.
London fantasy : C'est peut-être le morceau le plus intime de l'album. Il évoque un thème bien à moi inspiré du poème de Gérard de Nerval, "Fantaisie". J'y aborde un sujet qui m'est cher : la mémoire des lieux via le fait que ma mère et moi avons fréquenté le même lycée. Les murs de cette école résonnent encore de sa présence, de ses vibrations, qui, à travers ma bouche, donnent la chanson London Fantasy. C'est un peu obscur à comprendre, non ?
Mélusine : J'ai revisité le mythe de Mélusine, cette princesse qui cachait à son amant sa véritable identité. Le jour où il la découvrit, le prince perdit son amour à tout jamais. On est en plein dans l'onirisme dont on parlait. Sûrement que mes origines bretonnes ont influencé l'écriture de ce texte. Ce texte peut être differement interprété. C'est la personne avec qui l'on vit dans un couple pour que celui ci perdure... Plus généralement, c'est que les choses ou les gens ne sont jamais réellement ce qu'ils parraissent être.
J'aimais tant l'aimer : Alain Souchon adoraot cette musique de Laurent et nous a donc fait un beau cadeau en écrivant ce texte. C'est un peu un délire pour clore l'album comme l'avait fait Laurent sur "Avril" avec I want you. J'aime ses accents new age, ses envolées lyriques. Cette chanson est la preuve sonore que Laurent, Alain et moi nous nous sommes trouvés. Nous avons des références communes et quand on se laisse aller, ça donne sa !
★★★